A quoi je dis OUI quand je dis NON ?

11 septembre 2021

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N . O . N , 3 lettres qui compose le mot Non. Un mot court, l’un des premiers mots qu’on apprend enfant, et qui une fois adulte peut parfois rester bloquer dans la gorge, ou au contraire, parfois s’échapper de manière incontrôlable. C’est ce genre de NON dont je vais vous parler aujourd’hui. Le NON reflexe, celui qui protège, celui qui réagit, celui qui freine, celui qui juge, celui qui résiste, celui qui prouve qu’on existe !

N . O . N , 3 lettres qui composent le mot Non. Un mot court, l’un des premiers mots qu’on apprend enfant, et qui une fois adulte peut parfois rester bloquer dans la gorge, ou au contraire, parfois s’échapper de manière incontrôlable. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce 2ème NON, celui qui s’érige comme une barrière instinctive et qu’on lâche rapidement comme si notre vie en dépendait. Vous savez ce « oh NON » que vous prononcez comme si ce que venait de dire l’autre n’avait pas de sens, ou que ce que vous venez de penser est une hérésie et qu’elle ne devrait même pas exister. Vous savez, ce NON renfrogné que vous marmonnez dans votre moustache en secouant la tête de droite à gauche et en vous renfonçant dans votre siège de confort.

C’est ce genre de NON dont je vais vous parler aujourd’hui. Le NON reflexe, celui qui protège, celui qui réagit, celui qui freine, celui qui juge, celui qui résiste, celui qui prouve qu’on existe !

Eh bien France Gall avait raison ! Un NON de résistance s’exprime de manière automatique pour préserver notre identité. Est-ce que c’est fatal ? Est-ce que ça veut dire que si on résiste face à un changement, c’est que c’est comme ça et puis c’est tout ? Qu’on ne changera jamais d’avis ? que nous même on ne pourra jamais changer ?

Vous vous en doutez… la réponse est Non 😉  au contraire ! Derrière nos plus grandes résistances se trouvent nos sources de motivations les plus intenses.  Derrière un NON de résistance ce cache une multitude de OUI ! En effet, dire NON à quelque chose, c’est dire OUI à d’autres choses. En d’autres termes, lorsque j’exprime une résistance, j’exprime également un besoin précieux.

Alors comment faire pour lever ces résistances et savoir quel besoin elle cache ?

La 1ère chose, est d’identifier qu’on est en train de résister, ou si on aimerait comprendre une résistance de quelqu’un d’autre, notre partenaire ou notre collègue, de repérer lorsqu’il est en train de résister. Pour le repérer, il y a quelque phrase classique du genre : « je pourrais le faire seulement quand… (je ne sais pas tous les astres seront en capricorne) », ou alors « oui mais moi c’est pas pareil… » ou un grand classique dont je suis très adepte « je n’ai pas encore assez d’infos, ou fait assez de recherches, ou préparer assez pour… passer à l’action » en mode Hermione Granger.

Ou cela peut passer par le déni total du problème, ou aussi par l’ esquive « oui oui, plus tard… », « peut-être un jour… » qui sont d’autres manière de dire NON. Il y a aussi des vrais peut-être bien sur, c’est une ouverture, mais tant qu’on ne dit pas un franc et Véritable OUI depuis le cœur, c’est qu’il y a encore quelque chose à creuser.

2ème chose à faire pour soi ou pour les résistances des autres : les accepter. Tout comme les émotions, 80% du taf, c’est d’accepter qu’elles sont là ces résistances et qu’on est en train de les vivre. Le petit conseil que je vous donne pour cette étape, c’est vraiment de vous observer avec curiosité, peut-être même amusement et vous le dire « tiens ! je suis en train de résister ». Les résistances sont légitimes et elles font partie du changement. Observez dans cette résistance, quelle émotion cela réveille en vous « tiens je suis en train de ressentir de la colère, ou du découragement ou autre ». Et pas besoin d’analyser tout de suite avec son cerveau et de se mettre la pression. Simplement, observez ce qui se passe dans votre corps quand vous résistez. Ou ça tire ? ou ça chauffe ? ou ça se contracte ?

Et 3eme étape : recherchez le besoin derrière cette résistance. Vous pouvez noter tout ce que vous vous dites à propos de la situation à laquelle vous dites NON, ou poser la question à la personne qui dit NON. Et repérer tous les jugements, les croyances associées. Puis, demandez-vous « à quels besoins je réponds lorsque je dis NON à cette situation ? » Je dis Oui à mon besoin de repos, mon besoin d’indépendance, mon besoin de connexion avec telle personne… Trouvez à quoi vous dites  OUI quand vous dites NON ? ».

Identifier ses besoins, c’est envisager une situation en conscience de soi, et identifier les besoins de l’autre c’est entrer dans un espace de communication empathique. 

Si vous n’êtes pas familière avec les notions de besoins et que ça vous intéresse, je vous invite à vous renseigner sur la Communication Non violente, dont le livre référence est celui de Marshall Rosenberg « Les mots sont des fenêtres ».

Et si vous souhaitez aller plus loin et d’être accompagnée pour apprendre à identifier vos besoins, vos valeurs , vos envies, vos motivations, c’est ce qu’on fait dans l’accompagnement OstaräSense avec des femmes incroyables qui sont éco-conscientes et qui ont envie de s’engager dans une vie professionnelle de sens et à impact écologique positif.

Pour terminer cette audioletter, je vous invite bien sûr à vous intéresser à une situation que vous aimeriez changer mais à laquelle vous résistez. Et notez ensuite, ce que cela change dans votre motivation par rapport à cette situation, quel élan cela vous donne-t-il ? Qu’est-ce que cela change dans votre capacité à en parler aux autres depuis ? Quel espace cela ouvre pour vous ? Quelles solutions envisagez-vous depuis ?

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Je trace ma ligne de vie pour me donner confiance dans mon évolution pro de sens et à impact !

Je suis Juliette

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Coach certifiée et facilitatrice du changement vivant. J’accompagne les femmes éco-conscientes dans leur évolution professionnelle vers un métier à impact écologique positif.

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